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Savoir Maigrir

Connaître les aliments


Régime sans gluten : comment savoir qu’on est intolérant ?

Posté le 10 octobre 2022 par Dr Jean-Michel Cohen

Qu'est-ce que le gluten, et pourquoi certaines personnes l'excluent-elles en criant quasiment « Vade retro satanas » ? Cette substance contenant deux protéines donne à la farine élasticité et viscosité grâce à un réseau qui colle entre eux les grains d’amidon et forme, au sein de la pâte levée, des bulles de gaz carbonique offrant au pain son allure aérée. 

Gluten et maladie Coeliaque

L'inconvénient, c'est que, malgré cette promesse de plaisir gustatif (le pain est bon), certains individus ne supportent pas du tout le gluten. Les individus atteints de cette maladie dite coeliaque, développent, lorsqu’ils consomment du gluten, des diarrhées importantes et une mauvaise absorption des nutriments, entraînant des carences, en priorité en fer. 

Les conséquences pour la santé sont alors graves : des pertes de poids importantes, des douleurs et troubles digestifs variés, une fatigue chronique, chute de cheveux...

Dans d’autres cas moins sévères, lLe réseau de gluten, lorsqu’il entoure les graines d’amidon, peut en outre empêcher l’action de certaines enzymes dans le tube digestif, conduisant cette fois à de grandes difficultés d’absorption de l’amidon, et entraînant une intolérance au gluten. 

Pour autant, ceux qui refoulent le gluten de leurs placards sont-ils forcément tous atteints par cette intolérance avérée et douloureuse ? 

Une mode du sans gluten ?

Nous sommes passés du refus légitime de patients réellement victimes à une sorte de généralisation universelle sans nécessité sanitaire immédiate. Il est juste de s’interroger sur l’existence d’une mode “sans gluten” ou non...

J'ai rencontré nombre de consommateurs ayant écarté le gluten de leur environnement alimentaire sans avoir la preuve biologique, scientifique, qu’ils y sont intolérants. 

Mais tous tenaient à peu près le même discours :
- « je me sens plus en forme », 
- « je dors mieux la nuit », 
- « mes performances physiques sont supérieures », 
- « je suis de meilleure humeur », 
- « je tombe moins souvent malade », 
- « je n’ai aucun problème digestif » ; 
- « je ne rencontre plus de problème de poids… » 

À les en croire, maints maux ou symptômes auraient même disparus, comme des allergies cutanées, des boutons, une mauvaise haleine, une langue dépapillée… 

Je les crois volontiers ; toutefois je ne peux m'empêcher de m'interrogeret de me demander sur quoi reposent ces ressentis (car la plupart du temps il s'agit de cela), et comment leur est venue l'idée d'un tel changement d'habitude. D'où proviennent ces « ressentis », puisque la littérature scientifique sur le sujet ne corrobore pas de tels avantages ? 

Véritable ressenti ou idée de l’esprit ?

L'explication peut d'abord être purement psychologique : on fixe un paramètre psychanalytique, c’est-à-dire une névrose, que nous qualifierons d’angoisse, et on la traite à la façon d’un sorcier. 

Face à une angoisse diffuse, il est tentant de trouver un responsable que l’on matérialise, sous la forme d’un aliment par exemple, et ainsi de l'éliminer aisément. Dès lors, les sans gluten agissent, comme les sans lait, en adeptes d'une religion : ce type d'attitude permet à ceux qui le pratiquent de se sentir mieux, soit, mais en fondant leur raisonnement sur des croyances et des observances et non des faits.

En plus de cela, n’oublions pas que le gluten est très présent dans le pain, les pâtes, les biscuits, les viennoiseries, la pizza, les burgers, les biscuits apéritif… ainsi éliminer le gluten peut simplement, pour certains, revenir à changer son modèle alimentaire. Un rééquilibrage alimentaire même en conservant du gluten aurait peut être eu les mêmes conséquences : perte de poids, meilleure forme, meilleure digestion… 

Extraire le gluten, s'il n'est pas réellement avéré que ce soit un bien, n'est donc pas non plus un mal. 

Néanmoins, généraliser le sans gluten n'aurait pas que des avantages. Ainsi, en contradiction totale avec les convictions de base de nombreux adeptes du « No gluten », aujourd'hui c’est l’industrie qui en vient à faire l’apologie d'un tel comportement. 

Et pour cause, elle y a tout intérêt. Mettre en évidence des produits respectant cette croyance dans les supermarchés titille la curiosité de consommateurs ignorant les atouts affichés d'une telle pratique, les incite à se renseigner afin qu'ensuite ils deviennent à leur tour des adeptes, voire des acheteurs sans conviction mais crédules, pensant que « ça ne peut pas faire de mal ».

N’oublions pas que ces produits industriels sans gluten sont vendus plus chers et parfois même de bien mauvaise qualité !

Pour savoir si vous avez une hypersensibilité au gluten ou une intolérance, faites une biopsie auprès de votre médecin. Et pour avoir plus d’informations, regardez la vidéo qui suit, sans oublier que les plans de repas Sans Gluten sont disponibles sur la Méthode Cohen !

Bon visionnage.

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Protéines, fer... quels sont les apports de la viande ?

Posté le 12 septembre 2022 par Dr Jean-Michel Cohen

Par viande, on entend toutes les parties d’un animal qui sont destinées à la consommation humaine ou ont été jugées saines et propres à cette fin (définition du Code alimentaire ou Codex alimentarius). La consommation de viande fait polémique depuis quelque temps mais d’un point de vue nutritionnel, c’est quoi exactement la viande ?

La viande : du muscle, mais pas que...

D’un animal à l’autre, les muscles diffèrent par le nombre de fibres et leurs dimensions, par l’importance relative des fibres rouges ou blanches, par la quantité de tissus conjonctifs qui les entourent et la nature de ce tissu, qui peut être soit du collagène, soit de l’élastine. 

C’est l’ensemble de ces caractéristiques qui fait la qualité de la viande. Moins il y a de tissus conjonctifs, plus les fibres sont courtes et meilleure est la viande. C’est la richesse en graisse d’une viande qui lui donne son moelleux, mais aussi sa saveur (c’est pourquoi les viandes persillées sont plus goûteuses). 

Le goût dépend également de la race de l’animal, de son sexe, de son âge et, facteur que l’on a tendance à oublier, de la nourriture qu’il a reçue. 

Certains éleveurs ont tendance à donner une alimentation à base de farine à leurs animaux, tout en les empêchant de se mouvoir. Ce qui donne une viande plus tendre, mais moins goûteuse que celle des animaux élevés en plein air. 

Viande rouge ou viande blanche ?

La couleur d’une viande est définie par celle du muscle, laquelle dépend de sa teneur en pigments sanguins. En effet, la viande change de couleur selon l’espèce, mais aussi selon que l’animal a été saigné ou non, tué violemment ou non. L’âge de la bête et la maturité de la viande après abattage entrent aussi en jeu (une viande « rassise » est plus sombre). 

Cependant, la couleur de la viande ne reflète pas sa qualité nutritionnelle. Ainsi, on trouve des viandes d’une couleur très pâle, comme le blanc de poulet, et d’autres d’un rouge intense, comme la viande de cheval ou de bœuf. 

Le jeune veau, nourri avec une alimentation pauvre en fer, a une chair très peu pigmentée : d’abord rose pâle, elle va rougir progressivement. De même, les espèces dont l’abattage se fait quand l’animal est jeune produisent des chairs aux fibres blanches plus nombreuses, car contenant moins de sang. 

Chez les espèces sauvages, très actives, les chairs sont par nature plus rouges. De même, quand un animal n’est pas saigné, le sang reste présent dans le muscle et ajoute sa couleur à celle des pigments. 

Dans le cas du gibier, la couleur très foncée, parfois noire, de la chair a plusieurs causes : une teneur naturellement élevée en pigments, mais aussi le fait que l’animal a été abattu en plein effort et qu’il n’a pas été saigné. 

Soulignons au passage qu’une couleur presque noire indique que la viande doit être consommée rapidement.

Notez que le prix de la viande dépend essentiellement de sa teneur en protéines. Plus la masse musculaire est importante et plus elle contient de protéines, donc plus elle est chère.

Les valeurs nutritionnelles de la viande

La viande est un produit très riche en protéines, mais la quantité diffère largement en fonction des morceaux et de l’espèce. Ceci étant, certaines espèces semblent avoir évolué depuis quelques années. 

Ainsi, certaines races de vaches, par exemple, sont désormais plus musclées et affichent des teneurs en protéines plus élevées qu’il y a une cinquantaine d’années. La teneur en protéines et en lipides peut varier beaucoup selon les morceaux et l’espèce : la cervelle d’agneau, par exemple, contient 11,8 % de protéines et 12,6 % de lipides, contre 32 à 37 % de protéines et 3 à 4,8 % de lipides pour la biche ou le pigeon. 

Ces valeurs sont dépendantes du niveau d’activité de l’animal, de sa race et de l’âge auquel il est consommé.

La viande ne contient pratiquement pas de glucides, sauf celle de cheval, en quantité très modérée (2 à 3 %). Cette viande contient de 60 à 70 % d’eau, selon les morceaux, leur mode de cuisson, mais aussi la race et l’âge de l’animal.

La viande a une faible teneur en minéraux (moins de 1 %). Elle est pauvre en calcium, mais riche en phosphore. La quantité de sodium varie selon l’espèce, mais aussi en fonction du morceau : les abats en contiennent beaucoup, mais bien moins que les fruits et légumes secs.

Une bonne source de fer

Le fer (héminique) est l’élément minéral le plus présent dans la viande, qui est également riche en cuivre, ce qui potentialise « l’efficacité » du fer. Il faut préciser en outre que la viande rouge contient plus de fer que la viande blanche. La viande est aussi riche en vitamines du groupe B, pauvre en vitamines C, A, D et E.

Aujourd’hui, de plus en plus d’alternatives à la viande pour consommer suffisamment de protéines sont disponibles. Notamment les légumineuses et le tofu issu du soja. 

Conseil de cuisson, de consommation... L'occasion d'une nouvelle vidéo que je vous laisse découvrir ci-dessous. Bon visionnage !

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Les Nouilles Instanées, ça vaut quoi ?

Posté le 16 aout 2022 par Dr Jean-Michel Cohen

Originaires d’Asie, ces plats ou soupes déshydratés à base de nouilles auxquels il faut rajouter de l’eau bouillante sont de plus en plus présents dans les rayons des supermarchés. C’est rapide, c’est facile mais d’un point de vue nutritionnel, ça vaut quoi ? Mais avant ça, un peu d’histoire.

Nourrir les Japonais après la guerre

Ces nouilles instantanées, instant noodles en anglais comme on le voit souvent, ont été inventées par Momofuku Ando. Descendant d’une famille chinoise, il naît à Taiwan en 1910, période pendant laquelle Taiwan est sous la colonisation japonaise.

Il émigre au Japon après la seconde guerre mondiale où il passera 2 ans en prison pour fraude fiscale. A sa sortie il monte une petite société qui produit du sel, sans grand succès.

Après la fin de la guerre, le Japon fait face à des pénuries alimentaires et bénéficie alors d’une aide des USA en blé. Le gouvernement Japonais encourage alors la population à consommer des produits faits à base de blé. Momofuku Ando compte bien en tirer parti.

Il se rappelle des longues files d’attente à la fin de la guerre pour consommer des bols de soupes “ramen”, produit qui utilise du blé, et envisage alors de créer un produit alimentaire bon marché qui utilisera ce blé dont la consommation est encouragée par le gouvernement.

Il s’enferme 1 an et ressort avec la première version de “Chikin Ramen” : un petit bloc de nouilles séchées et compactées avec pour l’accompagner des petits sachets d’assaisonnement auxquels il suffit simplement de rajouter de l’eau bouillante.

L’instant noodle est né, son succès sera quasi immédiat.

100 milliards de soupes déshydratées en 4 ans

Les plus gros consommateurs de ces soupes instantanées sont la Chine, l’Indonésie et le Japon. Et on relève plus de 100 milliards de soupes vendues dans le monde depuis 2018. Un succès si fort qu’il existe même Il existe un musée de l’Instant Noodle au Japon !

La déshydratation est une méthode de conservation des denrées alimentaires consistant à ôter tout ou partie de l’eau qu'il renferme.

On prépare la pâte, on la coupe en nouilles, on les cuit à la vapeur et on les sèche. Ensuite on les déshydrate par friture à l’huile pendant 1 min ou 2 (l’autre technique étant la déshydratation par air chaud mais prend beaucoup plus de temps). On les refroidit et on les emballe avec des sachets d’assaisonnement. Et voilà.

Ingrédients et valeur nutritionnelle

Elles sont faites à partir de blé mais aussi de riz ou d’autres farines. Le problème, c’est la liste actuelle des ingrédients de ces produits transformés.

Prenons l’exemple de nouilles “saveur” boeuf, de la Marque Repère (E.Leclerc) :
Ingrédients :
Nouille 88 % : farine de blé, huile de palme, amidon modifié de pomme de terre, sel, poudres à lever E500 et E501.
Assaissonement 12 % : sel, exhausteur de goût, glutamate monosodique E635, amidon de pomme de terre, maltodextrine, pomme de terre en poudre, carotte 6%, sucre, extrait de levure, colorants E150c, curcumine, arômes, huile de palme, ail frit en poudre, sauce soja en poudre, poivre noir, ciboulette 0.85%, gingembre, piment… etc. etc. Je vous passe les 5 lignes restantes.

Valeur nutritionnelles pour 100 g de produits reconstitué (donc après ajout d’eau bouillante) :
381 Kcal
Matières grasses : 4.2 g, dont acides gras saturés 2.2g
Glucides : 11 g, dont sucres 0.6 g.
Fibres alimentaires : 0.6 g
Protéines : 2 g
Sel : 1.1 g

Comme vous pouvez le constater, la liste d’ingrédients peut être extrêmement longue avec des ingrédients de faible qualité : huile de palme, ajout de sucre et un nombre d’additifs dont certains comme le glutamate, les amidons modifiés et des colorants très controversés qui relèvent plutôt de la chimie que de la cuisine.

Un harakiri nutritionnel ?

C’est bon marché, simple et rapide à préparer, ça se conserve facilement, mais d’un point de vue nutritionnel, l’histoire est moins passionnante. 

Si la liste des ingrédients varie d’une marque à l’autre, la composition reste la même : 80 à 90 % de nouilles auxquelles on ajoute un sachet de d’assaisonnement riche en sel et additifs à la composition qui ne vous apportera que du goût (chacun appréciera) mais quasiment aucun nutriment et certains en excès présentent même des risques pour la santé.

Ces compositions ne peuvent donc être considérées comme des plats complets  à proprement parler : les apports en protéines et fibres sont insuffisants. Je ne peux donc que vous conseiller de mettre ces produits de côté et pour un repas sur le pouce, préférez un sandwich dont vous pourrez apprécier plus facilement la composition et dont les apports nutritionnels seront bien plus intéressants.

Dans la vidéo ci-dessous, je compare plusieurs de ces produits. L'assaisonnement peut parfois faire doubler la valeur calorique des nouilles de base, encore une fois, regardez bien les étiquettes avant de consommer un produit !

Bon visionnage.

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Pause sandwich : Hamburger VS Panini

Posté le 1 aout 2022 par Dr Jean-Michel Cohen

C’est la pause du midi, vous devez manger quelque chose rapidement et vous n’avez rien prévu ? Vous allez devoir faire avec ce qui est disponible autour de vous : snacks, fast-foods, sandwicheries… Voici quelques conseils pour gérer la pause du midi avec des plats de type “sandwich”.

Hamburgers, sandwichs, panini…

En réalité, leur valeur calorique dépend principalement des différentes quantités utilisées par le fabricant, à commencer par les portions de pain et de fromage, ainsi que des ajouts de matières grasses. 

Quant au sandwich grec adoré des ados, le fameux Kébab, il contient de la sauce plus ou moins grasse , des frites et, de plus en plus souvent, de la viande de veau ou de la volaille, et non pas d’agneau, pour un total atteignant souvent  1300 kcal !

On passe allègrement de 200 g pour certains sandwichs type hamburger, à plus de 400 g (c’est le cas pour la panini dans la vidéo qui accompagne l’article). 

Dès lors, comment choisir parmi toutes ces variétés en sachant que le calibrage et la valeur calorique changent à chaque fois (sauf si vous allez toujours dans la même chaîne), et bien-sûr aussi la recette ?

La rapport protéines/lipides

La plupart du temps, côté protéines, on y retrouve du fromage, dans des proportions qui peuvent varier (sauf dans les grandes enseignes de fast-food où tout est calibré, alors que les sandwichs ou paninis des petits commerçants peuvent varier), ainsi que des viandes de bœuf, de la charcuterie ou du poulet

La règle est simple : plus il y a de charcuterie et de sauce grasse, plus le sandwich a tendance à être gras et à présenter un mauvais rapport protéines sur lipides (celui-ci doit être supérieur à 1). D’autant que la quantité de viande, poisson ou oeufs (produits onéreux) ajoutée dans les sandwich est rarement suffisante. Les différentes variétés de pain, quant à elles, n’interviennent que très peu dans la composition en graisse. 

De plus, sur le plan nutritionnel, ces produits n’ont rien à voir les uns avec les autres. Certains étant des assemblages de fibres et de matières grasses, d’autres de sucres et de protéines, quand il s’agit d’un sandwich au jambon, par exemple. Certes, il y a toujours des glucides avec le pain, mais le reste de la composition est souvent à sens unique.

Conseil pour bien choisir

Petit conseil : gardez l’œil sur les taux de lipides de chaque sandwich, ainsi que sur son poids. La bonne taille étant de 200 à 250 g (soit environ ? de baguette + la garniture), avec des taux de lipides n’excédant pas les 15 %. Il sera intéressant de compléter ce sandwich avec un fruit, l’accompagner d’eau, et non d'un soda !

Pour un bon rassasiement, préférez les pains riches en fibres et qui vont demander de la mastication (baguette plutôt que pain de mie ou viennois).

Ce type de consommation doit rester occasionnel. Pour une sortie, un voyage en voiture ou gérer un imprévu,. Avec la méthode Cohen, vous trouverez la fiche pratique “Suggestions de repas express” pour vous aider. Cela permet de faire des repas sur le pouce sans perturber le déroulement de votre programme.

J'ai fait le test, et ce midi, c'est match entre un hamburger triple cheese et un panini mozzarella/poulet. Bon visionnage !

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Les bières : 10 idées reçues à vérifier

Posté le 18 juillet 2022 par Dr Jean-Michel Cohen

 

La bière et le vin existent depuis l’Antiquité. Ainsi, on buvait de la bière en Égypte, d’une composition assez différente de la cervoise gauloise. 

À l’époque, on la préparait avec des céréales fermentées tandis qu’aujourd’hui elle est obtenue par fermentation alcoolique d’un moût, fabriqué généralement avec du houblon et du malt d’orge pur. 


 

La bière, un produit fermenté

De leur côté, l’alcool et les boissons alcoolisées au sens propre sont des produits de distillation et non de fermentation. Si on les connaît depuis longtemps, c’était à l’origine des produits médicinaux et non des boissons. C’est seulement au début du XVIIe siècle que l’alcool fut distillé par plaisir. 

Le vin et la bière font en effet partie des boissons fermentées qui contiennent de l’alcool par leur procédé de fabrication, alors que l’alcool en lui-même est devenu une boisson depuis peu de temps, bouleversant la manière de boire dans les pays où l’on avait l’habitude de consommer du vin.
 

10 idées à vérifier

Et sur la bière, il existe de nombreuses idées reçues… J’en ai relevé 10 dans la vidéo qui accompagne ce blog, je les passe en revue une par une afin de mettre au clair ces fausses idées qui circulent.

Voici la liste :

La bière serait bonne pour :

  • les os,
  • le coeur,
  • mincir,
  • le sommeil,
  • la mémoire,
  • la peau,
  • le stress,
  • les reins,
  • le transit.

 

Je vous dis tout dans la vidéo.

Petit rappel, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération. En outre, l’alcool n’est pas le meilleur choix pour s'hydrater avec ces grosses chaleurs qui nous envahissent, l'alcool n’hydrate absolument pas, il y aurait même un effet diurétique contre-productif !  .

1 demi de bière pour le plaisir sera acceptable très occasionnellement mais au quotidien hydratez-vous avez de l’eau, plate, ou gazeuse peu salée, seule boisson indispensable !

 

Bon visionnage !

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Les fruits d’été : de l’eau, des fibres... et du sucre !

Posté le 4 juillet 2022 par Dr Jean-Michel Cohen

L’été, on est souvent plus attiré par les fruits. Ils sont rafraîchissants, et leur goût estival sucré ne nous aide pas à résister ! Voici quelques conseils pour bien consommer les fruits et en vidéo je vous détaille spécialement 10 fruits d’été ! 

Du sucre et des fibres

Les fruits sont une source de sucres (un mélange de glucose, fructose, saccharose et galactose) d’autant plus intéressante que leurs fibres permettent une distribution progressive dans l’organisme, de loin préférable à celle des  produits sucrés (sodas, bonbons par exemple), qui provoquent des pics de glycémie. 

Constitués à environ 80% d’eau (et parfois plus), ils participent également à notre hydratation, ce qui est encore plus intéressant en cas de fortes chaleurs.
Sous forme liquide, on les absorbera de préférence en smoothies plutôt qu’en jus (dépourvus de fibres), mais il vaut mieux encore les croquer, car la mastication augmente la sensation de satiété

Et vous connaissez mon point de vue à ce sujet maintenant, je vous déconseille les jus du commerce, car la pasteurisation détruit une grande partie des vitamines et ils peuvent comporter aussi des sucres ajoutés. 

Source d’antioxydants

Pour profiter des vertus antioxydantes des fruits, il n’est pas nécessaire d’aller chercher des variétés rares ou exotiques. Il est par contre inutile de se limiter à quelques variétés sous prétexte qu’elles contiendraient une quantité importante de tel ou tel composant « bon pour la santé » : le plus souvent, il faudrait en consommer des quantités astronomiques pour en tirer profit. 

Ce qui compte, c’est d’en consommer tous les jours en les variant le plus possible (une exception : 1 pomme par jour reste un très bon réflexe santé) et en privilégiant des fruits frais et de saison.

Les fruits de l’été 

En cette saison, vous allez pouvoir profiter de fruits très juteux et sucrés. Voici une petite liste, non exhaustive des fruits à consommer cet été :

- Abricots 
- Cerises 
- Figues 
- Fraises (les premières variétés d’été débarquent) 
- Framboises 
- Groseilles 
- Melons 
- Myrtilles 
- Nectarines 
- Pastèques 
- Pêches...

Je parle de certains d’entre eux dans la vidéo, mais il y en a beaucoup d’autres...

L’option fruits secs

Je vous parlais des smoothies mais vous pouvez également penser aux fruits secs.Ils sont faciles à transporter, ils font un excellent encas surtout lors de vos activités sportives de l'été (dattes, abricots ou figues séchées, mangues déshydratées, raisins, pruneaux…).

Par ailleurs, les fruits comportent généralement plus de pectines que les légumes. Or, la pectine, lors de son passage dans le tube digestif, a la capacité d’emprisonner les substances toxiques, en particulier les métaux lourds contenus dans certains aliments (comme les gros poissons), pour les éliminer dans les selles. 

Elle semble aussi pouvoir limiter une irritation de l’intestin provoquée par certains toxiques absorbés avec l’alimentation, effet particulièrement intéressant dans le contexte actuel des maladies liées à l’environnement.

Alors cet été, faites la part belle aux fruits rouges, orangés... teneur en vitamines, en minéraux et antioxydants garantis... regardez, je vous explique tout dans cette vidéo.

Bon visionnage !

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10 Aliments pas cher pour faire face à la crise

Posté le 20 juin 2022 par Dr Jean-Michel Cohen

Les prix des denrées alimentaires de base augmentent (+36.9% entre février et mars pour les céréales*), et le budget alimentaire est de plus en plus compliqué à boucler. Voici quelques conseils simples et 10 aliments aux apports nutritionnels intéressants et au prix qui devrait rester raisonnable. Voici comment bien manger sans se ruiner.

Anticipez vos menus et listes de courses

Préparez vos menus à l'avance. Vous aurez l'esprit tranquille.

Avant d'aller faire vos courses, prenez bien avec vous votre liste de courses. Celle-ci doit être complète pour éviter toute tentation. En vous tenant à cette liste, vous éviterez de vous arrêter devant certains produits que vous n'aviez pas prévus.

Déterminez les quantités nécessaires et sur place, vous pourrez alors comparer les produits et trouver ce qui vous convient le mieux, tant au niveau qualitatif (nutritionnel) qu'au niveau du prix.

Bien-sûr, saisissez les promotions intéressantes si la qualité reste au rendez-vous !

Préférez le fait maison et passez aux fourneaux !

Il y a beaucoup de préparations que l'on achète dans le commerce et qui sont faciles à faire à la maison. Alors fournissez-vous en aliments de base, faites un tour sur les recettes de la méthode Cohen et vous verrez qu'en plus du plaisir gustatif, vous allez retrouver, pour celles et ceux qui l'auraient perdu, le plaisir de cuisiner.

Cuisiner c'est prendre soin de soi et des gens pour qui l'on cuisine, c'est un moment de partage, un acte de bienveillance, d'autant plus quand les plats sont équilibrés et cuisinés avec amour.

En plus de cela, plus le produit acheté est basique, plus vous limiterez les additifs et plus le prix au kilo est intéressant.

Mangez aussi bien mais moins cher

Pour ce faire, il faut sélectionner des aliments qui permettent des apports nutritionnels de bonne qualité afin d'assurer tous vos besoins nutritionnels . Il faut que les apports en protéines, en glucides et en lipides, sans oublier les vitamines et les minéraux, soient respectés et donc tout simplement manger équilibré et le plus varié et de saison possible !.

Utilisez les comparateurs de prix de plus en plus présents sur le net, soyez attentifs aux promos ou offres spéciales... là, ce sont des astuces que chacun pourra partager en commentaire pour aider tout le monde !

10 aliments pas chers

Dans la vidéo qui accompagne ce blog, je vous donne une liste de 10 aliments pas chers qui couvrent vos besoins nutritionnels. En voici la liste :

- Les oeufs
- Les yaourts 
- Les légumineuses
- Les fruits au sirop
- Les escalopes de poulet et dinde
- Les pommes de terre
- Les conserves de poisson
- Certains types de pâtes
- Certaines matières grasses
- Les conserves de légumes

Je vous explique tout dans la vidéo. Faites jouer votre imagination en cuisine et faites face à la hausse des prix ! Bon visionnage :)

 

*Selon l'Organisation des nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

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Les antioxydants pour rester jeune et en bonne santé plus longtemps

Posté le 17 juin 2022 par Dr Jean-Michel Cohen

 

Un antioxydant est par définition une molécule qui diminue ou empêche l’oxydation (réaction avec l’oxygène) d’autres substances chimiques. 

Le fonctionnement normal de l’organisme entraîne, par oxydation, la formation de composés instables appelés radicaux libres. Et leur production est augmentée par la pollution, le tabac, l’exposition prolongée au soleil… 

Les antioxydants pour protéger nos cellules

Une déficience d’antioxydants entraîne à long terme un stress oxydatif pouvant endommager ou détruire les cellules. On trouve, au niveau de l’alimentation, des antioxydants qui agissent dans un premier temps pour protéger de l’oxydation les cellules de l’aliment. 

Les antioxydants les plus connus sont :

  • le bêta-carotène (provitamine A), 
  • l’acide ascorbique (vitamine C), 
  • le tocophérol (vitamine E), 
  • le sélénium, 
  • le zinc, 
  • les polyphénols 
  • et le lycopène (très puissant, j’en parle dans la vidéo vous verrez). 

Avec ou sans cuisson ?

Sont inclus également dans cette liste les flavonoïdes (très répandus dans les végétaux), les tanins (dans le cacao, le café, le thé, le raisin, le vin rouge), les anthocyanes (notamment dans les fruits rouges) et les acides phénoliques (dans les céréales, les fruits et les légumes). 

Lors de la cuisson, certains antioxydants tels que la vitamine C sont en partie détruits et donc inactivés (d’où l'intérêt de consommer des végétaux crus), alors que d’autres deviennent plus actifs ou plus facilement absorbables par le système digestif. C’est le cas du lycopène de la tomate pour lequel la cuisson améliore la biodisponibilité. Vive le coulis de tomate !

Où les trouver ?

Les antioxydants peuvent contribuer à diminuer l’apparition de plusieurs maladies, dont les maladies cardiovasculaires, certains types de cancers et d’autres maladies associées au vieillissement cellulaire.

 

Voici une liste (non exhaustive) des aliments riches en antioxydants : 

  • les fruits et légumes et principalement les plus colorés : carottes, épinards, fenouil, oseille, cresson, chou vert, blettes, abricots, pêches à chair jaune, melon.
  • la vitamine C, dans les végétaux crus principalement les agrumes, fruits exotiques, mais également les choix et poivrons.
  • les crucifères (choux, brocoli)
  • les fèves
  • le maïs doux
  • la patate douce 
  • l’igname 
  • toutes les herbes et les épices
  • les cornichons, les salicornes…

Et j’en passe ! Vous voyez, il est donc relativement facile de faire le plein d’antioxydants. De plus, ils  vous aideront à conserver une belle peau et un teint frais, consommez de bons antioxydants et conserver votre capital jeunesse le plus longtemps possible !

En parallèle, l’hydratation ne doit pas être négligée ! Pensez à bien boire quotidiennement au moins 1 litre d'eau. On évite les aliments riches en sucres simples et on n’oublie pas l’importance de la flore intestinale et donc les fibres et probiotiques !

 

Dans la vidéo qui suit, je vous explique en détail le fonctionnement des antioxydants face aux radicaux libres et je vous décrypte plusieurs aliments qui vous  aideront à avoir une alimentation santé ! Bon visionnage !

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Tout est bon dans le poisson ?

Posté le 30 mai 2022 par Dr Jean-Michel Cohen

Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommande de consommer du poisson au moins deux fois par semaine, dont au moins une fois du poisson gras, et de veiller à varier les espèces. Voyons cela de plus près.

Particulièrement caractéristique, la chair de poisson contient entre 70 et 80 % d’eau, alors que la viande n’en affiche qu’entre 55 et 75 %, on observe cela particulièrement lors de la cuisson . Elle est ensuite essentiellement constituée de protéines, de matières grasses (en proportions variables selon le poisson et de minéraux. 

Les valeurs caloriques du poisson varient selon l’espèce et le type de poisson, allant de 69 kcal/100 g pour la sole à 230 kcal/100 g pour l’anguille.

3 groupes de poisson

C’est la teneur en lipides qui permet de répartir les poissons en trois groupes ;
- les poissons maigres qui contiennent moins de 5 % de lipides, 
- les poissons gras qui en contiennent plus de 10 %,
- les poissons semi-gras qui se situent entre 5 et 10 %. 

Les lipides du poisson, même lorsqu’il y en a peu, sont diffus dans tout le tissu (on ne peut pas dégraisser un poisson comme on le fait pour une viande). Dans les poissons maigres, les graisses sont principalement stockées dans le foie. La graisse de poisson est également plus riche en phospholipides que les autres chairs animales, alors que sa teneur en cholestérol est inférieure à celle des viandes. 

Il n’y a pas de sucre dans la chair de poisson et sa teneur en matières minérales est bien supérieure à celle de la viande. La quantité de sodium varie selon le poisson, tandis que sa teneur en calcium est peu élevée, tout en étant supérieure à celle de la viande, sa teneur en potassium est forte et le phosphore est particulièrement présent. 

Sa teneur en fer est, elle, légèrement inférieure à celle de la viande, mais le poisson est spécialement riche en iode. Dans le poisson, la vitamine D se concentre dans la chair des poissons gras et pour les poissons maigres, essentiellement au niveau du foie. Tout le monde connaît d’ailleurs les vertus de l’huile de foie de morue. 

Une source de Vitamines

Alors qu’il n’y a pas de vitamine D dans la viande, la chair des poissons gras est particulièrement riche. Les poissons sont également de bonnes sources en vitamine B, mais pas en vitamines C et E. 

Quant à la teneur en kilocalories de chaque poisson, elle est bien entendu dépendante de son contenu en lipides. Les crustacés ont une composition voisine de celle des poissons maigres.. 

Un petit mot sur les crustacés

Notons que, dans les crustacés, la partie comestible après retrait de la carapace est relativement réduite (30 % pour la langouste et 45 % pour les crevettes), et que leur chair est relativement riche en calcium et en magnésium. 

Les mollusques ont une composition assez proche de celle des crustacés. 

Soulignons aussi que les coquillages ont une teneur en vitamine C intéressante si on les consomme bien frais et crus.

Vous l’avez compris, la richesse des repas à base de poisson et fruits de mer sera principalement due au mode de cuisson, aux sauces et aux accompagnements !

Vous en saurez un peu plus en regardant la vidéo !

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Les farines : comment faire le bon choix et pour quel usage ?

Posté le 17 mai 2022 par Dr Jean-Michel Cohen

La farine, il en existe de toutes les sortes. La farine d’épeautre, la farine de seigle, la farine de sarrasin, la farine de châtaigne, de blé bien-sûr mais aussi de quinoa, de maïs, de millet, de lin... Cela permet de créer différentes préparations culinaires, différents pains… et de varier les plaisirs ! Petit tour d’horizon des farines.

Une couleur donnée par le taux de résidus

Autrefois, le luxe du luxe consistait à utiliser de la farine de blé, particulièrement lorsqu’elle était blanche, pour assurer au pain une qualité irréprochable. La farine provient du broyage du grain de blé. Plus celui-ci est purifié (opération qui consiste à ne garder que l’amande (le cœur de la graine) et à se séparer de l’écorce) moins le taux d’extraction de farine est élevé par kilo de blé. 

Ainsi, une farine qui n’est pas totalement blanche (semi-complète ou complète) est une farine qui n’a pas été totalement purifiée (ou raffinée) et qui, parce qu’elle nécessite moins de travail,  serait supposée moins chère. A l’inverse, en conservant seulement l’amande, on arrive à une farine extrêmement blanche qui donne sa coloration à la mie du pain blanc de base. 

Cependant en éliminant l’écorce, elle devient pauvre en cellulose, c’est-à-dire en fibres, puisqu’on néglige tout ce qui enrobe l’amande. Ainsi, elle est également moins riche en sels minéraux que les autres farines. 

Différents types pour différents usages

Les farines sont souvent classifiées avec un chiffre (T45, T55, T65, T80, T110, T150). Plus ce chiffre est bas, plus la farine est pure, car il indique le taux d’extraction, qui va de 70 % à 90 %.

Ainsi, pour le pain classique, on utilise le type 55, pour la pâtisserie, qui nécessite une farine plus blanche, le type 45, pour le pain complet, le type 110 et pour le pain au son le type 150. Avec un taux d’extraction très élevé, le pain est  légèrement moins énergétique car les fibres ne sont pas digérées

Les différences vont se faire sur les taux de glucides, de lipides et les taux de fibres. Les farines à base de graines (comme la farine de lin que vous verrez dans la vidéo ci-dessous) sont souvent plus grasses.

En cette période où de nombreux consommateurs s'inquiètent d’une éventuelle pénurie de farine, c’est le bon moment pour voir quelles sont les alternatives à la farine de blé ! N’hésitez pas à varier !

Mon TOP 7 des farines en vidéo

Dans cette vidéo, je décrypte 7 farines différentes pour bien vous expliquer leurs particularités. Bon visionnage !

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Un dernier mot sur la méthode

La méthode Cohen est un accompagnement minceur permettant une perte de poids sans se faire violence, avec les aliments que vous aimez. Pour perdre ses kilos et réussir son régime, pas besoin de s’affamer. Pour Jean-Michel Cohen, le plaisir est la clé du succès minceur et vous le verrez dans vos plans de repas. Le programme minceur mis en place par le Dr Jean-Michel Cohen, va vous apprendre la nutrition et vous aidera à devenir autonome pour conserver votre poids idéal.

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